Google, le recen­trage de Larry Page. Finis les hippies ?

Entre suppression de services et restriction d'utilisation par accès payant, Google se recentre. Finis les hippies ?

Le 1° octobre, Map devien­dra payant. Ne soyez pas mor­ti­fié, vous ne serez pas concerné. Seul l’API sera limi­tée à 25 000 cartes clas­siques par jour ou 2500 cartes per­son­na­li­sées par jour : ne sera impacté que les déve­lop­peurs d’applications, et encore si elles sont popu­laires. Cela avait été annoncé dès avril der­nier, avec le chan­ge­ment des condi­tions d’utilisations.
Cette news m’a fait pen­ser à une image toute bête : en train de virer des hip­pies à . Ben oui, à force de nous mon­trer des bureaux cou­verts de figu­rines , et des gens jouer au ping-pong, on en avait presque oublié que Google est une entre­prise ! Alors depuis que Larry Page est revenu à la barre, un grand virage a été amorcé :à force de nous mon­trer des bureaux cou­verts de figu­rines geeks, et des gens jouer au ping-pong, on en avait presque oublié que Google est une entreprise !

  • finis les ser­vices pas popu­laires, pas assez per­for­mants ou pas moné­ti­sables ! Hop Blog Search, Books Data, Image Search, News Search, Patent Search, Safe Brow­sing (v1), Trans­li­te­rate, Video Search, Vir­tual Key­board… à la pou­belle ! Le pire qui ferme, alors qu’il héber­geait des tonnes de pro­jets inté­res­sants pour de suni­ver­si­taires par ex. Les créa­teurs de ces pro­jets essayent de les sau­ver comme Google Body Brow­ser, un outil d’exploration du corps humain, qui renai­tra dans une apli smart­phone gra­tuite. Mais d’autres meurent définitivement
  • fini le tout gra­tuit ! C’est logique, Google n’est pas une asso­cia­tion cha­ri­table. Autant la sup­pres­sion de cer­tain de ses ser­vices est dis­cu­table, la moné­ti­sa­tion de leur ser­vice est elle logique et nor­male. Sur­tout qu’il s’agit d’une contrainte uni­que­ment en cas d’exploitation impor­tante d’un ser­vice. Google Trans­late passe lui aussi en mode limi­ta­tion payante, et cela risque de contra­rier cer­tain webmaster.

En paral­lèle, Google joue au funam­bule sur la ques­tion de l’identité numé­rique. Pas d’anonymat sur Google+…  en fait peut-être que si, dans le futur et sans aucune idée du com­ment. Google Buzz sup­primé au pro­fit de Google+, Google Rea­der inté­gré dans Google+ et der­niè­re­ment Google veut authen­ti­fier votre contenu avec votre mail : Google+ res­semble de plus en plus à une iden­tité numé­rique ! Sauf que contrai­re­ment à Face­book, Google a bien plus de ser­vices divers et cru­cial.
Ainsi, Google semble se replier sur lui-même (fin du sup­port de l’https pour les recherches sauf pour Google ana­ly­tic, lier son contenu avec son compte Google pour remon­ter dans le moteur de recherche…).

Certes, Google est en perte de vitesse com­paré à Face­book, Yahoo, Apple … mais je doute que le pro­tec­tion­nisme soit la solu­tion à leur pro­blème. Au contraire, ils s’attirent les foudres de leur allié de tou­jours, les déve­lop­peurs indé­pen­dants, et n’ont aucune image cohé­rente à mon­trer au public.

Un der­nier mot sur son iden­tité à elle : Google essaye tant bien que mal de se don­ner une cohé­rence. On le voit bien avec ce cen­trage autour de G+ et le rede­sign de (en vidéo sur Vimeo). On assiste peut-être à la renais­sance d’un géant ; comme le phé­nix renait de ces cendres, Google recycle ces idées… M’enfin…

HS : dans le titre, se trouve une magni­fique l’allitération… oui, on fait ce qu’on peut.

Sources : Maniac geek :: Clu­bic :: illus­tra­tion

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