Edwyn Collins, l’écossai miraculeux.

Ah, le nouvel Edwyn Collins est un petit miracle...

Ah, le nouvel est un petit miracle.

Alors là, tout le monde vous regarde et vous demande « le nouveau quoi? »

Et oui, cet écossai appartient au club de « tout le monde connait mon morceau mais personne ne sait qui je suis! »

En effet l’auteur  « A Girl Like You », c’est lui.

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Mais Edwyn Collins, ce n’est pas que ce morceau super classe, prématurément vieillie par la désastreuse production made in 90’s, Edwyn Collins c’est aussi Orange JuiceW
.

Groupe indé du début des , oublié par beaucoup. Malheureusement pas par Alex Kapranos, leader des , le groupe bobo par excellence. Forcément, avec un tel parrainage, on imagine comme un 3761éme groupe de garçons coiffeurs anglais, se prenant pour des soul-mens, mais pratiquant une des plus putassassière.

Et c’est là le premier miracle d’Edwyn Collins, car si Orange Juice est bien un groupe de plastic soul, il est tellement au-dessus du lot : à cause à des mélodies énormes (le song writing était un art oublié en 1982), à cause de la maladresse  des textes, à cause  de la voix d’Edwyn Collins, éternel adolescent perdu dans un monde trop complexe pour lui.

Certes, les oreilles de l’auditeur  2010 sifflent sur les premières écoutes, encore une fois à cause de cette damnée production, mais passer ce barrage, on est obligé de s’incliner.

Orange Juice ne durera que le temps de trois albums mythiques, à redécouvrir absolument.

Collins se lançant ensuite dans une carrière solo, connaissant le succès avec « A Girl Like You », gardant toujours ce côté très smart et soul.

Puis arrive l’accident. En 2005, il est hospitalisé pour une double hémorragie cérébrale, qui le laisse tétraplégique, incapable de parler encore moins de chanter.

Fin de  l’aventure?

Se produit le deuxième miracle, Collins réapprend progressivement à parler, jusqu’à même envisager de refaire un disque. Mais incapable de joué sa musique seul, il doit faire appel à des collaborateurs: cela va de sympathiques troisièmes couteaux de la scène londonienne (Little Barri, quelqu’un se souvient de leur avec Dan The Automator?), à des jeunes turcs de la hype new-yorkaise (The Drums bien habillé, gentil, propre, bref un peu CH…) sans oublier les inévitables Franz Ferdinand (Orange Juice, la classe et les compos en moins).

Devant un assemblage aussi hétéroclite et peu excitant, on sanglotait tout bas.

Mais St Collins a encore fais des miracles :

L’album est très bon, plein de superbes chansons, très classe, enfin correctement produites. Et, même  quand cela bloque un peu, la voix Collins est là, égaille un peu, dérape parfois, mais attrape l’auditeur et l’emmène. Si on ne croit pas aux miracles après ça…

Edwyn Collins : Losing Sleep (Heavenly/Coop)

[spotify:track:1I4lDJ0hXc2HXW16xlLV9z]

Pour les rentiers, un coffret Orange Juice 6 vient de sortir chez Domino.( 5 titres en écoute légale)