Anonymous, justiciers décérébrés

Amanda Todd est une adolescente canadienne qui s̵;est suicidée mercredi dernier après trois ans de harcèlement. Des hackers se revendiquant des Anonymous, ont dévoilé publiquement l’identité d’une personne qu’ils présentent comme le harceleur. Du coup, ils deviennent tout aussi ‘coupables’ que lui.

C’est l’histoire, malheureusement courante, d’une adolescente qui montre attributs à un inconnu devant sa webcam. Le chat était enregistré et la se propage bien vite. La demoiselle doit alors vivre avec les remarques, railleries, humiliations… malgré avoir le changement à plusieurs reprise d’établissements scolaires. Le harceleur la traque sans arrêt, répandant son venin partout où elle va. Drogue, alcool puis suicide.
Ce bien triste fait divers rappelle à tout le monde, notamment aux jeunes femmes, l’impératif de faire extrêmement attention sur le net. Même auprès de personnes qui ont votre confiance : même pour la famille ou le petit copain de plusieurs années, un des peut être infecté !

L’histoire s’est propagée sur du fait d’une vidéo, une bouteille à la mer, faite par la victime de ce cyber-harcèlement. Du coup, un groupe de s’est mis à crier vengeance et ont obtenu l’identité présumée du harceleur. Or ils ont rendu cette identité publique ! Lâchant alors la vindicte populaire sur cette personne, qui même si elle était réellement coupable, n’a pas à être jugé illégalement par des inconnus non encadrés.

J’ai toujours été contre la justice populaire, contre la révélation de mot de passe hacké… mais là il s’agit d’un vie. Ces gens mettent en balance une vie entière ! Si cette personne se suicide, même en étant coupable, ils sont eux-mêmes coupables de ce qu’ils croyaient défendre ! La Loi du talion n’est pas une solution, et est moralement abjecte.

Bref, Internet n’est pas un Far West. La justice agit, le sentiment d’impunité n’est pas une réalité, et en croyant œuvrer pour la justice, celle-ci peut vous attraper.